DSC_1350Le peuple Tem de la préfecture de Tchaoudjo et de ses environs a célébré du 1er au 03 janvier sa fête traditionnelle Adossa-Gadao édition 2016 sous le thème « le peuple Tem et sa tradition, l’histoire d’une union sacrée ».

Adossa-Gadao qui est une fête religieuse et traditionnelle, est une occasion de retrouvailles du peuple Tem pour raffermir son unité, sa cohésion et réfléchir au développement de son milieu. Elle est un cadre d’éducation, de formation, d’information et de sensibilisation des populations du terroir Tem sur la nécessité pour elle de compter sur ses propres forces pour extirper la pauvreté de ses rangs.

GADAO, ancêtre célèbre qui fonda le village de Tabalo dont l’année reste à déterminer. Le jour de sa disparition, il n’est pas mort et enterré comme le commun du mortel. Il s’est enterré lui-même en s’enfonçant dans le sol, laissant une chéchia rouge qui est là jusqu’alors. Pour les sages il n’est pas mort, il est toujours vivant. C’est qu’il a changé de forme physique humaine, il vit maintenant sous forme de lion et apparaît lorsque les cérémonies faites à lui sont exaucées. Il peut apparaître aussi pour signifier à ses fils qu’un malheur est proche et leur indique les décisions courageuses à prendre pour l’éviter.

L’endroit de sa disparition est devenu une source d’eau intarissable jusqu’à nos jours. Source à laquelle seuls les neveux des Môla, du clan nawo, peuvent accéder. Sa postérité : les Môla n’y ont pas accès. Mais tout de même, il faut signaler que cette eau leur est sacrée dans certaines cérémonies.

En ce qui concerne ADOSSA, il faut comprendre que les Môla et les autres Tem étaient rejoints par les autres peuples notamment les Touré, les Mendé, les Traoré, les Cissé, les Fofana qui sont adeptes de la religion musulmane.

Pratiquant l’islam, ils ont perpétué la célébration de la fête marquant l’anniversaire du prophète Mahomet (paix et bénédiction soient sur lui). Ils la célèbrent au troisième mois lunaire islamique appelé Gaani qui signifie mois de réjouissances. Ces réjouissances sont marquées par la danse des couteaux appelée ADOSSA. Seuls les initiés aux torses nus, ont la possibilité de se couper n’importe quelle partie du corps sans se faire blesser.

L’édition 2016 de la fête Adossa-Gadao a été marquée par une prière de circonstance, un gala de football, la parade des chevaux, la dégustation des mets traditionnels, la prestation des groupes folkloriques du terroir Tem et la danse des couteaux  «  Adossa ».

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique Guy Madjé Lorenzo a transmis au peuple Tem, les salutations fraternelles du chef de l’Etat et du Premier ministre.

Il a indiqué que la fête Adossa Gadao qui permet aux fils et aux filles de la préfecture de Tchaoudjo de se ressourcer dans la tradition, représente un symbole très fort dans le répertoire des fêtes traditionnelles du pays.

Le ministre Lorenzo, a émis le vœu que les enfants de Tchaoudjo voient dans ces retrouvailles, une occasion pour réfléchir sur les problèmes de développement de la préfecture et pour raffermir l’esprit de cohésion qui doit guider les actions pour la consolidation de l’unité nationale.

Le porte-parole des chefs traditionnels de la confédération Tem, le chef canton de Kadambara, Médjessiribi Madanoun et le président du comité d’organisation de la fête M. Yérima Agrigna ont remercié le chef de l’Etat et le gouvernement pour la paix instaurée dans le pays qui permet à chaque peuple de s’épanouir dans sa culture.

Ils ont indiqué que le peule Tem reste fidèle au respect de la hiérarchie, l’ordre et la discipline qui sont gage du développement et soutient la politique de paix et de développement endogène que prône le gouvernement sous la houlette du chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique, Ouro-Koura Agadazi, la député Ouro-Bang’Na Nassara, des officiers supérieurs et plusieurs cadres de la préfecture de Tchaoudjo ont pris part à la célébration de cette fête édition 2016.